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Cammas :«Une étape complexe». Volvo ocean Race
Lundi 30 janvier 2012
«Franck Cammas, cette deuxième partie de la troisième étape s’annonce délicate sur l’eau !
C’est une étape particulière parce que ce sont des allures essentiellement contre le vent dans les petits airs, conditions que nous n’aurons pas forcément sur le reste de la course. Nous serons rarement en dessous de 80° du vent… La première partie s’annonce assez directe entre les Maldives et le détroit de Malacca : ce devrait être un long bord bâbord amure avec peu de brise et du près légèrement débridé. Cela se complique à l’approche de Sumatra où le dévent des îles va beaucoup compter : il y aura quatre jours de vitesse où il va falloir choisir le bon angle et la bonne configuration de voiles. Ce sera certainement une bagarre au contact, à vue ce qui sera intéressant pour analyser les performances de chacun.
La traversée du détroit de Malacca est assez complexe…
La deuxième partie est plus aléatoire puisque nous serons dans un entonnoir avec peu d’options possibles, mais des effets locaux à bien gérer avec du relief, des brises thermiques et du courant de marée. Il faudra même peut-être mouiller l’ancre !
La mousson s’invite
La remontée en mer de Chine est aussi très nouvelle !
Nous n’avons pas l’habitude de naviguer dans un régime de mousson, comme nous allons en avoir sur la troisième partie du parcours entre Singapour et Sanya. Le vent peut être assez fort puisqu’il peut monter bien au-delà de trente noeuds, avec une mer très hachée.
Ce sera une course où la flotte va rester très groupée ?
Il n’y a pas vraiment d’ouverture tactique, même si sur la fin le long des côtes vietnamiennes, il faudra choisir ses bords puisque le vent s’annonce dans l’axe avant de terminer sur un bord tribord amure. Il ne devrait tout de même pas y avoir de grosses options car tout le monde va essayer de rester sur la route la plus directe. »
entrevue prise sur le site de : L’équipe.fr









